Semaine du développement durable : cinq chantiers logistiques concrets à lancer en septembre

Semaine du développement durable : cinq chantiers logistiques concrets à lancer en septembre

14 septembre 2026 13 min de lecture
Comment profiter de la Semaine du développement durable pour lancer cinq chantiers logistiques concrets, mesurables avant fin d’année, et réduire l’empreinte carbone de votre supply chain.
Semaine du développement durable : cinq chantiers logistiques concrets à lancer en septembre

Faire de la Semaine du développement durable un levier pour la supply chain

La Semaine du développement durable est un bon prétexte pour parler de logistique durable autrement que par des affiches dans l’entrepôt. Dans beaucoup d’entreprises, la responsabilité sociétale reste cantonnée aux rapports annuels alors que les enjeux opérationnels de développement durable logistique se jouent chaque jour sur les quais, dans la gestion des flux et dans le transport de marchandises. Pour un responsable d’exploitation, septembre est le moment idéal pour lancer cinq chantiers concrets de développement durable en logistique, avec des résultats mesurables avant la fin de l’année et un impact environnemental réel sur la chaîne logistique.

Les directions supply chain qui réussissent leur transition écologique ne parlent plus seulement de gaz à effet de serre, elles pilotent des KPI précis sur l’empreinte carbone par palette, par colis ou par tournée. La mise en place de ces indicateurs suppose une bonne gestion des données de transport, des consommations d’énergie et de la consommation de ressources dans chaque entrepôt, mais aussi une coordination fine entre la chaîne d’approvisionnement, la logistique urbaine et les partenaires de transport de marchandises. Le développement durable logistique devient alors un sujet de performance globale, où l’optimisation des flux, la réduction des déchets et la réduction des émissions de gaz à effet de serre vont de pair avec la maîtrise des coûts et la qualité de service.

Pour passer du discours aux actes, il faut choisir des chantiers de logistique durable à retour rapide, activables en quelques semaines avec des solutions déjà éprouvées sur le terrain. Les cinq chantiers proposés ici couvrent l’optimisation des emballages, le co-chargement transport, l’audit énergétique d’entrepôt, la gestion des déchets sur les quais et le suivi des émissions par tournée dans la supply chain. Chaque chantier de développement durable logistique est décrit avec ses prérequis, son délai de mise en place et ses indicateurs de suivi, afin de permettre à chaque entreprise de prioriser selon ses enjeux, sa maturité RSE et la structure de sa chaîne d’approvisionnement.

Chantier 1 : optimiser les emballages secondaires et réduire le vide dans les colis

Le premier levier de développement durable logistique visible par le client reste le colis qui arrive à son domicile ou en point relais. Quand la chaîne logistique expédie des produits dans des cartons surdimensionnés, elle augmente inutilement le volume transporté, les besoins en matières premières pour les emballages et les émissions de gaz à effet de serre liées au transport de marchandises. Optimiser les emballages secondaires permet à la fois de réduire l’empreinte carbone, de limiter les déchets d’emballage et d’améliorer le taux de remplissage des camions dans toute la supply chain.

Sur le terrain, les entrepôts de Cdiscount à Cestas ou de Decathlon à Lompret ont déjà montré qu’un reparamétrage des algorithmes de choix de cartons et une meilleure gestion des références permettaient de réduire de 15 à 25 % le vide moyen dans les colis. Pour lancer ce chantier de logistique durable en septembre, les prérequis sont simples : un référentiel à jour des dimensions des produits, un inventaire des formats de cartons disponibles et une équipe méthode capable de mesurer les gains sur un échantillon représentatif. La mise en place opérationnelle prend généralement de quatre à six semaines, le temps de tester de nouvelles combinaisons, d’ajuster les consignes aux préparateurs et de fiabiliser les indicateurs de suivi dans l’entrepôt.

Les KPI à suivre sont clairs pour toute entreprise qui veut structurer sa gestion RSE : volume moyen par colis, poids moyen d’emballage par produit, taux de remplissage des colis et taux de recours aux calages non recyclables. En parallèle, il est pertinent de suivre l’impact environnemental sur le transport, en mesurant l’évolution de l’empreinte carbone par colis expédié et la réduction des émissions de gaz à effet de serre liée à la baisse de volume dans la chaîne d’approvisionnement. Pour structurer ce chantier dans un plan d’action global de développement durable logistique, un responsable peut s’appuyer sur un guide dédié à la construction d’un plan d’action mesurable en logistique durable et RSE, afin d’aligner les objectifs opérationnels, les enjeux RSE et les attentes de la direction générale.

Chantier 2 : co-loading transport et amélioration du taux de remplissage

Le deuxième chantier de développement durable logistique à lancer pendant la Semaine du développement durable concerne le co-chargement entre expéditeurs complémentaires. Trop de camions roulent encore à moitié vides sur les grands axes, alors que la chaîne d’approvisionnement pourrait mutualiser les flux pour optimiser le transport de marchandises et réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre. Pour un responsable d’exploitation, l’enjeu est double : améliorer le taux de remplissage tout en sécurisant le service client, sans complexifier à l’excès la gestion quotidienne des quais et des plannings.

Les plateformes de mutualisation comme Fretlink ou Everoad by sennder ont montré que des entreprises de tailles différentes pouvaient partager des capacités de transport sur des corridors réguliers, en particulier sur la logistique urbaine et les liaisons entre hubs régionaux. La mise en place d’un programme de co-loading en septembre nécessite d’abord une analyse fine des flux de la chaîne logistique sur quatre à six semaines, pour identifier les lignes à faible taux de remplissage et les créneaux horaires compatibles avec d’autres chargeurs. Les prérequis incluent une bonne qualité de données transport, une gestion contractuelle claire avec les transporteurs et une capacité à adapter les horaires de chargement sur les quais sans dégrader la sécurité ni la productivité.

Les indicateurs à suivre pour ce chantier de logistique durable sont le taux de remplissage moyen par ligne, l’empreinte carbone par tonne kilomètre, le nombre de trajets mutualisés et la réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à la situation initiale. Sur le terrain, les retours montrent qu’une entreprise peut viser une réduction des émissions de 5 à 10 % sur un périmètre pilote en trois mois, avec un impact environnemental significatif et des économies de coûts de transport. Pour replacer ce chantier dans une vision plus large de responsabilité dans la chaîne d’approvisionnement, il est utile de s’appuyer sur une analyse dédiée à la responsabilité dans la chaîne d’approvisionnement comme enjeu crucial pour les entreprises, afin de convaincre les directions achats et les partenaires de s’engager dans cette démarche.

Chantier 3 : audit énergétique ciblé et tri sélectif sur les quais

Le troisième chantier de développement durable logistique à lancer en septembre combine un audit énergétique ciblé sur l’éclairage et la climatisation avec la mise en place du tri sélectif sur les quais de réception. Dans un entrepôt type de 20 000 mètres carrés, l’éclairage peut représenter jusqu’à 60 % de la consommation d’électricité, tandis que la climatisation ou le chauffage pèsent lourdement sur la consommation de ressources en hiver comme en été. Un audit rapide, focalisé sur ces postes, permet d’identifier des solutions concrètes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, sans attendre un grand projet immobilier.

Les retours d’expérience de sites comme l’entrepôt Monoprix de Combs la Ville montrent qu’un simple reparamétrage des détecteurs de présence, le zonage plus fin des éclairages LED et une meilleure gestion des consignes de température peuvent générer 10 à 15 % d’économies d’énergie en quelques mois. La mise en place de ce chantier de logistique durable demande un relevé précis des consommations actuelles, un plan des zones d’activité et une concertation avec les équipes de maintenance et de sécurité, afin de ne pas dégrader les conditions de travail. En parallèle, l’installation de bennes de tri sélectif sur les quais, avec une gestion des déchets structurée par flux (carton, plastique, bois, déchets dangereux), permet de réduire l’empreinte carbone liée au traitement des déchets et d’améliorer la conformité réglementaire de l’entreprise.

Les KPI à suivre pour ce double chantier sont la consommation électrique par mètre carré, l’empreinte carbone associée, le taux de valorisation des déchets et le volume de déchets résiduels par palette reçue. Pour embarquer les équipes dans cette transition écologique, il est utile de relier ces actions à des gestes du quotidien, y compris dans les bureaux de la supply chain, en s’appuyant par exemple sur un guide pour choisir des fournitures écoresponsables pour ses équipes. Ce lien entre logistique urbaine, entrepôt et bureaux renforce la cohérence de la démarche de développement durable logistique, en montrant que chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à une gestion plus responsable des ressources.

Chantier 4 : suivi des émissions par tournée et pilotage de l’empreinte carbone

Le cinquième chantier de développement durable logistique, souvent sous estimé, consiste à lancer un suivi systématique des émissions par tournée de livraison. Tant que la supply chain ne mesure pas l’empreinte carbone au niveau de chaque tournée, il est impossible d’arbitrer finement entre les différents scénarios de transport de marchandises, de logistique urbaine ou de chaîne d’approvisionnement amont. Pour un responsable d’exploitation, ce chantier est l’occasion de reprendre la main sur les données, de structurer la gestion des indicateurs et de donner de la crédibilité aux engagements RSE de l’entreprise.

Concrètement, la mise en place de ce suivi passe par l’agrégation des données de kilométrage, de consommation de carburant, de taux de remplissage et de typologie de véhicules pour chaque tournée, qu’il s’agisse de livraisons urbaines ou de liaisons entre plateformes. Les solutions numériques proposées par des acteurs comme Sightness ou PTV Group permettent de calculer les émissions de gaz à effet de serre par tournée, en intégrant les facteurs d’émissions gaz reconnus et en tenant compte des spécificités de chaque chaîne logistique. Le déploiement d’un pilote sur un périmètre limité peut se faire en six à huit semaines, avec un premier reporting d’empreinte carbone disponible avant la fin de l’année, à condition que les données de base soient fiables et que la gestion des tournées soit suffisamment structurée.

Les indicateurs clés à suivre incluent l’empreinte carbone par tournée, par colis et par client, le taux de remplissage moyen, la part de tournées en logistique urbaine durable et la réduction des émissions de gaz à effet de serre obtenue grâce aux actions d’optimisation. Ce chantier de développement durable logistique permet aussi d’identifier les tournées les plus émettrices, de prioriser les actions de réduction des émissions et de préparer la transition écologique vers des motorisations moins carbonées, sans se limiter à un discours général sur le développement durable. En structurant ainsi la gestion des données d’empreinte, l’entreprise renforce la crédibilité de sa démarche RSE, aligne ses enjeux économiques et environnementaux et donne aux équipes opérationnelles des leviers concrets pour optimiser la chaîne d’approvisionnement au quotidien.

FAQ sur la Semaine du développement durable et la logistique

Comment choisir les bons chantiers de développement durable logistique pour mon entrepôt ?

Le choix des chantiers doit partir d’un diagnostic rapide de votre chaîne logistique, en regardant les postes les plus consommateurs de ressources et les plus émetteurs de gaz à effet de serre. Concentrez vous sur trois à cinq actions à retour rapide, comme l’optimisation des emballages, l’amélioration du taux de remplissage ou la gestion des déchets sur les quais. L’objectif est d’obtenir des résultats mesurables avant la fin de l’année, pour crédibiliser la démarche auprès de la direction et des équipes.

Quels indicateurs suivre pour piloter une démarche de logistique durable ?

Les indicateurs clés couvrent l’empreinte carbone par colis ou par tonne kilomètre, le taux de remplissage des camions, la consommation d’énergie par mètre carré d’entrepôt et le taux de valorisation des déchets. Il est aussi utile de suivre des KPI de qualité de service, comme le taux de service client ou le respect des créneaux de livraison, pour montrer que le développement durable logistique ne se fait pas au détriment de la performance opérationnelle. Enfin, documentez la réduction des émissions de gaz à effet de serre obtenue par chantier, afin de prioriser les actions les plus efficaces.

Combien de temps faut il pour voir des résultats concrets sur ces chantiers ?

Sur les chantiers d’optimisation des emballages et de co-chargement transport, les premiers résultats apparaissent généralement en quatre à huit semaines, le temps de fiabiliser les nouveaux réglages et les nouveaux schémas de transport. Pour l’audit énergétique et la mise en place du tri sélectif, un trimestre suffit souvent pour mesurer une baisse de la consommation d’énergie et une hausse du taux de valorisation des déchets. Le suivi des émissions par tournée demande un peu plus de travail de structuration des données, mais un pilote bien cadré peut produire des indicateurs exploitables avant la fin de l’année.

Comment embarquer les équipes opérationnelles dans ces projets de développement durable ?

Les équipes de quai et de préparation adhèrent mieux quand les projets de logistique durable sont présentés comme des leviers de simplification et de sécurité, pas seulement comme des contraintes RSE. Associez les opérateurs aux tests, mesurez les gains de pénibilité ou de temps de manutention et partagez régulièrement les résultats obtenus sur l’empreinte carbone et la réduction des déchets. La Semaine du développement durable est un bon moment pour lancer des ateliers, des visites de site et des challenges d’amélioration continue centrés sur ces chantiers.

La logistique urbaine durable est elle accessible aux PME et pas seulement aux grands groupes ?

Les PME peuvent accéder à la logistique urbaine durable en s’appuyant sur des solutions mutualisées, des hubs partagés et des transporteurs spécialisés dans les livraisons à faibles émissions. Le co-chargement, la mutualisation des tournées et l’utilisation de véhicules adaptés aux centres villes permettent de réduire l’empreinte carbone sans investissements massifs. L’essentiel est de mesurer les émissions par tournée, de suivre le taux de remplissage et de travailler avec des partenaires capables de proposer des schémas d’optimisation adaptés à la taille de l’entreprise.